On ne s’aime jamais. N’est pas?

Je me couche dans mon lit, mes yeux fermé, il me semble que l’obscurité dans laquelle je suis plongé est interminable. Je resens encore le goût sucré de la bière persister sur ma langue. Je m’abandonne à la fête d’étoiles de l’intrus. Les bruits dans ma tête n’ont pas aucune forme, en train de mourrir à l’instant où ils sont nés.

On ne s’aime jamais. C’est pour le désir de posseder quelqu’un d’autre, le besoin de satisfaire son ego que l’on se tombe amoureux. Quand on entre une phase de l’amour non partagé, on est triste, pitoyable, on a beaucoup de chagrin parce que la personne qu’on aime n’éprouve pas les même sentiments à l’égard de nous. On est triste de notre part, pas de la part de l’autre. Même quand on a un amour réciproque, on ne dit pas “l’un que j’aime”, mais on dit “mon amant” “ma chérie” “mon petit ami”, qui attribuent un sens de possession, que, à son tour, on fait de notre mieux de toujours conserver, pour lequel des menaces sont inacceptables. Les escarmouches sont pour but de démontrer et rétablir l’ego et le sens. Et on a des attents, des déceptions et tous ça. Parfois, on se trouve qu’on est perdu, le passé déserté, les pensées interdites et délaissées, pour l’échange des plusieurs produits chimiques qui s’interagissent dans notres cerveaux et corps, dopamine par exemple.

Quand lui, la personne qu’on aime, il est mort, on pleure, à chaudes larmes, même si on ne comprend pas comment la mort importe à lui, mais on pleure parce qu’il nous quitte, et depuis ce jour, on est seule dans ce monde, on pleure pour notre angoisse, notre solitude et notre choc par la tragédie. C’est sa mort quand même, pas la nôtre.

Après tout, on est égoïste. Ce qu’on aime est soi-même seulement, sa position imprenable d’un gagnant, d’un vainqueur.

On ne s’aime jamais. N’est pas?

Est-on un seau de chair, moulé et marchant?

*

Sometimes, it is, in fact, how trains of thoughts are running in my head. Sometimes I would be wondering if there are any other ways around to interpret it. Yesterday evening while I was washing and then hanging my clothes, I stood upright for a moment or two, to watch the vault of the sky at night already to find out that it was not totally dark but there was some red hue in it, reflecting something mysterious. A breeze was drifting when I came back to my room to go to bed in some minutes that followed.

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